<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2606917301544747714</id><updated>2012-02-17T05:21:20.719+01:00</updated><title type='text'>Dérive des rives. Odeurs.</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://derivedesrivesodeurs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2606917301544747714/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://derivedesrivesodeurs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jean Marc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740647313204689451</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_QaBwzge7JRs/R3Ewm6eJ2CI/AAAAAAAAABo/lFqzL3PGtVw/S220/pic12475.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2606917301544747714.post-433938270089299000</id><published>2007-12-28T15:11:00.000+01:00</published><updated>2007-12-28T15:13:22.559+01:00</updated><title type='text'>Odeurs.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;Je n’ai pas été surpris. Un peu comme si je le savais déjà. Une sorte de prescience, de conscience perceptive sans pensées préalables. Lycéen, ça m’aurait plu.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;&lt;br /&gt;Dimanche un peu avant midi. Aucune alerte auparavant. Une normalité absolue, déprimante même. Et tout à coup, sans raisons, vraiment sans raisons il s’est mis à parler. Propos indistincts au départ. Peu compréhensibles. Je le regardais comme on regarde une curiosité, un peu comme quand on va au zoo. On s’attend à voir ce qu’on regarde. C’était mon état d’esprit.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’étais suspendu à ses dires. Le plus ennuyeux, c’est que je ne comprenais pas ce qu’il disait. Je voyais bien que cela l’énervait. Il faisait des efforts surhumains, oui réellement surhumains, pour se faire comprendre. Des borborygmes. Je ne savais pas comment l’aider. Ni vers qui me tourner pour un conseil. J’attendais. Immobile. Suspendu à ses lèvres. Enfin à ses propos.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le temps a passé. Je n’ai pas vu tomber la nuit. J’ai appuyé sur l’interrupteur pour éclairer la scène. La cuisine. J’étais dans la cuisine. Lui aussi. Tous les deux. Nous n’étions pas seuls. Dans cette cuisine, ma cuisine, on trouve tout ce que l’on peut voir dans une cuisine ordinaire, normale. Tout en réalisant avec effroi que j’avais passé l’après-midi complet face à lui sans bouger, je levais la tête et regardais par la fenêtre. Ailleurs aussi les lumières brillaient. Fin de journée en hiver. Banal.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus tard, mais seulement un peu, j’ai réussi à me rendre compte qu’il répétait toujours les mêmes sons. La même phrase. C’était à mon tour. Des efforts. Je devais en faire. Je lui devais bien cela. Je me suis alors concentré sur ses paroles, j’ai abstrait idéalement mon environnement. J’étais oreilles, pavillons réceptifs, conduit, marteau, cils, nerfs…Que sais –je encore !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est alors que je l’ai entendu. Sans erreurs possibles. Une espèce de ronronnement qui s’est tu, puis il m’a dit : " Tu sais, j’ai froid ! " Pour qu’il se taise, je l’ai débranché. Quelques temps après, elles sont arrivées.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans mon frigo.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les odeurs.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2606917301544747714-433938270089299000?l=derivedesrivesodeurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://derivedesrivesodeurs.blogspot.com/feeds/433938270089299000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2606917301544747714&amp;postID=433938270089299000&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2606917301544747714/posts/default/433938270089299000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2606917301544747714/posts/default/433938270089299000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://derivedesrivesodeurs.blogspot.com/2007/12/odeurs.html' title='Odeurs.'/><author><name>Jean Marc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740647313204689451</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_QaBwzge7JRs/R3Ewm6eJ2CI/AAAAAAAAABo/lFqzL3PGtVw/S220/pic12475.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
